
Atar-Gull
Mélodrame en 3 actes et 6 tableaux
Tout comme le roman du même titre d'Eugène Sue, qui explore en détail la question de la traite et de l'esclavage des Noirs et les conséquences de la transformation des corps noirs en marchandise et moyen de production, le mélodrame d'Anicet-Bourgeois et Masson s'intéresse aux relations et hiérarchies qui s'établissent entre les gens dont les corps se vendent, s'achètent, travaillent, sont surveillés et châtiés et ceux qui les possèdent et contrôlent.
Dans cette pièce, Atar-Gull va mener une campagne de vengeance contre son maître, tant à la Jamaïque qu'en France, tout en feignant de le servir avec fidélité. Mais au dénouement, les dramaturges vont s'écarter du roman pour présenter une fin rassurante en conformité avec les traditions du mélodrame « classique »
Job. « Il [Brulart] disait au commandeur : « Les juges de la colonie accordent deux mille francs au maître qui dénonce un de ses nègres assassin ou voleur. Ainsi donc, dénoncez Job, je vous servirai de témoin. Le vieil esclave sera pendu, et le patron ne perdra rien sur lui. » »
Atar-Gull. « Oh ! c'est affreux... Le maître ne souffrira pas... »
Job. « Ma vie ne lui est pas nécessaire, on doit lui payer mon supplice, il ne balancera pas. » (I, 7)
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