
Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la « voie chinoise », tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible. Pour quelles raisons ? À quelles conditions ? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire ?
Paru pour la première fois en 1982, cet essai constitue le troisième volet d'une trilogie consacrée au thème de la révolution, prolongeant ainsi Autopsie de la révolution (2008) et De la révolution aux révoltes (2011) réédités dans cette même collection.
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