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En 31 ans, de 1914 à 1945, la folie guerrière des Hohenzollern et d'Hitler a réduit l'Europe en un cauchemardesque charnier : plus de 65 millions de tués et plus de 110 millions de blessés... sans compter la destruction de ses trésors historiques et de ses idéaux humanistes et rationalistes. Les survivants, pour bâtir une Europe fraternelle, ont décidé, bien avant le 8 mai 1945, pour moraliser les rapports entre les individus et les gouvernants et entre les peuples et les religions, de charger, sous la présidence de Madame Roosevelt, le professeur de Droit René Cassin de rédiger une Charte de « bonne conduite », fort de son expérience d'invalide de guerre en 1915 et de son rôle de conseiller juridique et diplomatique du général de Gaulle durant l'exil de Londres dans la lutte contre le nazisme.
René Cassin avait prévu des « droits et des devoirs », mais, il n'a été retenu que les droits... cette charte a été heureusement complétée peu à peu régionalement et par secteur d'activité et d'âge et pour la consolider et la crédibiliser, on l'a dotée d'une force d'intervention et d'un tribunal.
Nous avons évoqué la boue nauséabonde des tranchées de 14/18 et le génocide étatique de 39/45 des juifs, des tziganes, des slaves et des européens non germaniques pour justifier l'urgence de cette charte votée par l'ONU, le 10 décembre 1948... il est impératif de s'en souvenir.
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