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Peut-on questionner le système dans lequel nous vivons ? L'élection offre-t-elle réellement le pouvoir au peuple ? En l'état, ce procédé ne nous condamne-t-il pas à donner le contrôle à des puissances financières colossales, lesquelles ont d'une part les moyens de financer les campagnes électorales des candidats qu'elles veulent voir étire, et d'autre part de s'acheter les médias à des fins de propagande et de pilotage desdites campagnes électorales ?
Mais lorsqu'on se pose ces questions pourtant essentielles, l'étiquette « complotiste » tombe rapidement. N'est-ce pas-là le prétexte idéal pour esquiver tout argumentaire, sans avoir à en débattre un instant ? Constatant que cette méthode était utilisée dans le débat public pour faire taire toutes réflexions dérangeantes, Alexis Haupt choisit de la nommer : le complosophisme, ou l'art d'user d'une attitude fallacieuse pour fuir la confrontation. Conceptualiser la chose redonne le pouvoir de clairement remettre en question les sournoises censures, et surtout d'armer les esprits, en sauvegardant à tout prix l'esprit critique.
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